Gérald sur Paris-Brest-Paris

Le jour tant attendu pour le Paris Brest Paris arrive. Je vérifie que je n’ai rien oublié et que le vélo est en état de marche .
Le 14 Août vers 18h15, rendez-vous chez Jean Genans. Après avoir complété la voiture, départ pour Paris en passant par Frangy. Nous avons l’autoroute à Eloise et pris la direction de Bourg en Bresse, Mâcon, Chalons sur Saône, Beaune, Auxerre. Nous avons quitté l’autoroute à Créteil et on passa le nuit à Vignieu sur Seine, chez Jean Genand.
Le 15 Août,  je rejoins Montigny le Bretonneux.  Je vais à l’hôtel Campanile où j’ai ma chambre.  Jean me quitte après avoir déjeuné. Vers 13h30, je me rends au contrôle des vélos à 500m du nouveau vélodrome. Une file ininterrompue de cyclos du Monde entier attend. Pour ma part tout est OK. Ensuite l’organisation nous remet les documents et la chasuble pour la nuit. Le restant de l’après-midi, je visite les installations. Impressionnant !!! J’observe le parc à vélos,beaucoup de randonneuses,des vélos couchés ou carénés. Je regarde le nombre de pignons aux vélos de course : 10 ou 11 pour la plupart et pédalier compact. Vers 19h, je rentre à l’hôtel pour dîner et passer une bonne nuit .
16-08-15 : C’est le grand jour du départ de PBP épreuve mythique de cyclotourisme.
Vers les 11h30, je me rends au vélodrome où a lieu le repas pour ceux qui partent en fin d’après-midi .Après une bonne sieste, j’assiste au départ des vélos solospour les 80h. C’est le Président de la FFCT qui le donne.C’est un peloton précédé de la gendarmerie qui part. Ensuite , ce sont des vélos spéciaux qui s’approchent de la ligne . Il y en a certains qui ressemblent à des voitures de course d’autrefois. Je pense que ça doit « cataler ». C’est parti pour ce groupe.
Ensuite,c’est le départ des 90h, donc mon groupe. J’en reconnais de Morestel , Rumilly, du Nivolet, de Belley, de Villefranche. Dans 15 mn, c’est le départ. L’organisation vérifie l’éclairage et la chasuble pour la nuit ; 5 mn, le coeur bat la chamade, est ce que je vais y arriver ?
4,3,2,1,  feu !C’est parti pour 1230 kms.
Nous circulons entre deux rangées de spectateurs qui nous encouragent et nous souhaitent bonne chance.
Je suis dans un peloton qui roule régulièrement. les villages défilent rapidement.
A Chateauneuf en Thymerais, je fais attention de ne pas me tromper comme je l’ai fait en 1999. Là, cela c’est bien passé. La cadence s’accélère un peu. Après 8h de route, nous parvenons à Mortagne au Perche par des routes légèrement vallonnées. 1h d’avance, tout va bien. Après avoir mangé un bol de soupe, nous repartons pour Mamers où nous rentrons dans la Sarthe et les montagnes russes commencent . Après 80 kms, nous rentrons dans la Mayenne, puis, parvenons à Villaines la Jubel. Contrôle, toujours en avance.
Pointage et petit déjeuner . Après 1h de repos, je repars pour 89 kms à travers la Mayenne, toujours des bosses, des cyclos me doublent, mais j’en rattrape d’autres. Les villages défilent. J’arrive à Fougères juste à l’heure et nous sommes dans l’Ille et Villaine . Je fais pointer et casse la croûte. Je fais une petite sieste pour récupérer, c’est reparti pour 54 kms. Il faut gravir des côtes assez raides, ce qui ralentit la moyenne. Enfin Tinteniac. Contrôle. Arrêt de 15 mn et je repars pour Quedillac où a lieu l’accueil. Je m’arrête pour dormir car le sommeil me prend.
18-08-15 : vers les 2 h, je déjeune et reprends la route pour 59 kms par des routes assez plates à travers la campagne. Après 3 heures de route, j’atteins Loudéac. Pointage et infirmerie car la selle commence à me brûler les fesses. C’est reparti pour les Cotes d’Armor par des routes très bosselées dont quelques unes nécessitent la « rampante ». Voilà St Nicolas de Pelem. Ici, je me restaure et redémarre pour Carhaix Plouguier , toujours bosselé. Les pelotons se raréfient, d’autres sont sur le retour dont des tandems, des vélos couchés ou carénés. Après 2h30 de route m’y voilà parvenu. Tampon, infirmerie et je repars en vitesse pour ne pas être trop en retard au contrôle suivant . Une portion de route plate me permet de rattraper une partie du temps perdu. Nous sommes dans le parc de L’Armorique et le Finistère . A partir de Sizun, les côtes se succèdent. A Plougastel-Daoulas, je commence à voir des bras de mer, puis Brest.
Je prends des photos avant de franchir le pont Albert Louppe. Il est 18h30 et il faut traverser la ville pour pointer. Plus que quelques cyclos. Tant pis, je me restaure quand même . Plus que le retour à faire sur Paris. Je quitte Brest par une autre voie que l’aller. Après Sizun, je rencontre des cyclos qui ont une cinquantaine de kms à parcourir pour terminer l’aller.
Je me repose un peu pour soulager la cheville. je repars pour Quedillac. La nuit tombe, je mets la chasuble fluo et l’éclairage. Je cycle près des pointillés du bord de la route. Je commence à avoir froid. Vers la Feuillée, des habitants offrent des boissons et à manger. Ils me donnent un Goretex. Merci pour l’accueil. Je repars habillé chaudement et atteint Carhaix. Contrôle et infirmerie pour la pose d’un pansement ce qui me permet de continuer tant bien que mal. Le sommeil me tombe dessus à quelques kms de St Nicolas du Pelem. Après 2 h de repos, je repars pour 46 kms en direction de Loudéac. A 10 kms de la ville, les ennuis de selle continuent et en plus la cheville droite grince, tant pis , je continue en forçant pas trop. J’y parviens. Cntrôle fermé , quelques cyclos arrivent, presque plus rien à manger, l’organisation nous offre un sandwich.
Je me repose un peu pour soulager la cheville. Je repars pour Quedillac.
53 kms à parcourir mais la route n’est pas trop bosselée. A 10 kms de la ville , les ennuis reprennent de plus belle. Quand j’y parviens, plus rien. Bon, je continue jusqu’à Médreuc. A regret, je décide d’arrêter. Donc,je cherche un hôtel. Rien dans la ville, je frappe à une porte d’une maison, un habitant me dit qu’il y a un hôtel à Montauban de Bretagne. Il m’y conduit . Merci pour l’accueil. Je préviens Jean Genans. Je prends la douche et répare les problèmes de santé. Le lendemain, Jean vient me chercher. On retourne chez lui, le soir on va dans une pizzéria.
Le Lendemain après une bonne nuit, on rentre en Haute Savoie.
Conclusion :
Dommage de ne pas finir le PBP pour une connerie de couvre–selle. La condition physique était là. Il fallait mettre 2 cuissards . J’ai quand même parcouru 895 Kms.
Un grand merci à jean Genans, grâce à lui cela s’est bien terminé. Grand Merci aussi aux Bretons qui nous ont offert à boire et à manger et à celui qui m’a dépanné .
Gérald

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