C’est la reprise !

Le bureau des Cyclos de la Vallée de Thônes (Fédération Française de Vélo) invite toutes les personnes intéressées par les activités de cyclotourisme à assister à une réunion d’information qui aura lieu le: Lundi 10 mars 2025 à partir de 18h30, la première réunion de tous nos adhérents ayant lieu quand à elle à 20h, à la Maison des Associations 1er étage 3 rue du Chanoine Pochat Baron Thônes. Les adeptes du vélo musculaire ou à assistance électrique, jeunes, adultes sont les bienvenus. Le programme de la saison sera présenté ainsi que toutes les informations utiles concernant la prise des licences: (3 sorties gratuites avant de vous inscrire), les assurances (garantie d’une assurance adaptée à votre pratique), la sécurité dans la pratique du vélo où chacun évolue à son rythme sans esprit de compétition. Seul, en groupe, pour entretenir sa forme sur des petites routes tranquilles, pour des brevets touristiques ou sportifs… Une activité régulière au sein d’un club permet de progresser, de se fixer des défis personnels ou d’imaginer des projets communs avec d’autres adhérents. Plus qu’une activité sportive, le cyclotourisme en club c’est un art de vivre. Le comité répondra à vos questions, et vous fera partager l’esprit de convivialité qui anime nos adhérents ainsi que leur passion du vélo, leur plaisir de pédaler au cœur de l’environnement Haut-Savoyard et au-delà… https://cyclos-des-aravis.com/

Marielle sur les chemins de Compostelle

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Après Thônes-Etel , par la Loire à Vélo, en 2021 ; Dunkerque-Quimper par le Littoral en 2022, c’est vers Compostelle que je me dirige en 2024.

Je choisis de prendre la voie du Puy : La VIA PODIENSIS, la voie historique du chemin de Compostelle et aussi, celle la mieux « équipée » du point de vue des hébergements. J’aurais pu partir de Thônes en vélo pour gagner le Puy en Velay mais je me sentais un peu fatiguée du périple Annecy-Paris, fait avec le CODEP fin mai début juin.

Le samedi 8 juin, je pars donc d’Annecy par le train, direction Saint Etienne via Lyon. Puis ce sera un bus qui me mènera jusqu’au Puy en Velay. Tout ce voyage s’est très bien passé. J’arrive en milieu d’après- midi au Puy, ce qui me permettra de visiter et de m’imprégner de cette charmante bourgade historique et très attachante.

Mon hébergement » les Amis de Saint Jacques « se trouve en haute -ville de la cité, juste à côté de la cathédrale Notre Dame Du Puy. Je commence déjà à me détester d’avoir autant chargé mes sacoches. Une dame très sympathique m’aide à pousser Ar Zénith, sur les pavés et dans la forte pente afin de me permettre d’arriver pas trop fatiguée au Gîte où l’accueil est simple et très chaleureux. Et ce sera ainsi tout au long de mon parcours.

9 juin 2024 : LE PUY EN VELAY-SAUGUES : 46 km .1050m D+

Après une bonne nuit, j’assiste, à la cathédrale, à la messe des pèlerins qui a lieu tous les jours à 7 h du matin. Nous sommes environ 200 personnes venus nous recueillir avant de partir sur notre chemin.

L’émotion est palpable dans l’église, surtout quand le prêtre s’adresse directement aux pèlerins, nous donne sa bénédiction, et nous montre l’escalier, qui symboliquement nous indique la voie à prendre.  C’est avec beaucoup de recueillement, de joie et un peu d’appréhension que nous descendons les 134 marches de cet édifice si historique.

Et maintenant commence ton chemin.

Je traîne un peu dans le Puy en Velay avant de réellement partir. Je ne sais pas pourquoi, mais de voir tous ces pèlerins à pied, ça me donne envie d’aller à leur rythme. Un futur projet peut-être que de le parcourir comme eux, mais en attendant, je dois commencer par le faire à vélo.

La première étape devait me conduire au petit village « Le Sauvage «, mais des aléas climatiques et festifs vont m’arrêter à Saugues.

Dès la sortie du Puy, la route s’élève inexorablement et la journée sera ainsi, ponctuée de longues montées qu’il faut ensuite descendre. Je me dirige vers St Privat d’Allier puis Monistrol d’Allier, charmant petit village où je croise de nombreux pèlerins. Je m’y arrête pour la pause déjeuner.

Puis Ar- Zénith me fait passer à côté d’orgues basaltiques. Ce sont des formations géologiques, plutôt esthétiques. Elles témoignent du côté volcanique ancien de la région. Elles me rappellent également que nous sommes dans les contreforts du Massif central.

Une longue montée se profile jusqu’à Saugues , de même que de gros nuages noirs. Hum ; l’orage arrive….

Je parviens sur les hauteurs de Saugues, et m’arrête saluer la bête du Gévaudan puis je descends doucement vers la bourgade où la fête du village bat son plein. Le centre -ville est bloqué car un défilé de chars et autres bandas ont investi les rues. Finalement, je pose Ar-Zénith pour profiter aussi de cette ambiance joyeuse et chaleureuse. Puis vers 17h, je me dirige vers le camping un peu plus bas, car l’orage menace de plus en plus. Je prends l’option cabane en bois pour ma nuit car l’orage a finalement éclaté, déversant des seaux d’eau sur le camping mais j’ai eu le temps de m’installer dans ma petite cahute en dur ! Bon, seulement 46 kilomètres et 1050 de D+ pour cette première journée. Compostelle est encore très très loin……

10 juin 2024 :SAUGUES-MALBOUZON : 72 km 1100 D+

La nuit fut paisible dans ma cabane. J’ai la chance d’être une bonne dormeuse. C’est donc fraîche et reposée que je prends la route vers l’Aubrac. La température est un peu fraîche pour un 10 juin : l’orage de la veille et le relief montagneux y sont pour quelque chose, je pense. Je traverse de petits villages qui semblent perdus au milieu de nulle part : La Clauze, le Sauvage, st Alban sur Limagne. La journée sera une succession de montées, plutôt douces et de descentes qu’Ar-Zénith affrontera vaillamment. J’apprécie beaucoup de pédaler dans ce cadre champêtre et calme. Être au plus près de la nature est un de mes credo et cette étape entre la Haute-Loire et le Cantal répond tout à fait à ce souhait. Au bout de 72 kilomètres, je décide de dormir au Gîte « chez Annie » à Malbouzon en Lozère, entourée de pèlerins aussi fatigués que moi.

11 juin 2024 :MALBOUZON-ESTAINGS.56 km.400m D+.

Après une nuit paisible, je retrouve Ar-Zénith pour partir à l’assaut du plateau D’Aubrac. 7 petits degrés au matin (ressenti 2/3) dans le brouillard et dans le vent…… et oui, pas chaud sur ce plateau mais j’ai la chance d’arriver au point culminant (1340m ) sous un rayon de soleil, qui sortant du brouillard, illumine les champs et l’horizon, offrant un merveilleux panorama à mes yeux ébahis. L’Aubrac, c’est un paysage unique. Il faut imaginer à perte de vue des pâturages entrecoupés seulement par des murets de pierres sèches. Trop beau !!!!Après la descente du plateau, je me dirige vers St Côme d’Olt où je déjeune en terrasse en compagnie de joyeux pèlerins s’échangeant leurs anecdotes diverses et variées. Même si ces rencontres sont éphémères, je me délecte de ces conversations. On s’enrichit de l’expérience des autres. Ces rencontres sont l’essence même du chemin de Compostelle.

 Après le déjeuner, je prends le temps de visiter St Côme : charmante bourgade moyenâgeuse, classée plus beau village de France. C’est vrai que c’est très pittoresque et cette visite m’a enchantée. Mais bon, il me faut poursuivre mon chemin, qui me conduira jusqu’à Estaing, joli village ancien, avec un pont remarquable sur le Lot et un château qui l’est tout autant. Les vieilles pierres de ce village, ses ruelles étroites lui confèrent un charme particulier. Et, après 55 km et la découverte de lieux magnifiques, je choisis de passer la nuit au Gîte communal où des pèlerins sont déjà bien installés.

12 juin 2024 : ESTAING-CONQUES.62 km 900 D+

La sortie d’Estaing fut épique. Une voie verte me fait de l’œil, d’autant que la départementale vers Conques est plutôt encombrée paraît-il. Et là, 3 km de montée à 8 % (230 m de dénivelé) vont m’assécher. Je passe Campuac et j’arrive à Golinhac vers 12h30. Je vois des pèlerins attablés en terrasse, mais je décide de poursuivre ma route. Malheureusement, une hypotension suivie d’une arythmie cardiaque m’oblige à m’arrêter un long moment dans un champ, seule, perdue au milieu de nulle part. J’avoue que ce moment a été un épisode plutôt traumatisant. Je reprends la route tranquillement, mais pas très sereinement en suivant le Lot. J’arrive doucement à Conques où j’avais réservé à l’Abbatiale. Mais la montée d’un kilomètre pour arriver au bourg de Conques a aussi été une épreuve douloureuse.

La prise en charge à l’arrivée à l’abbatiale a été chaleureuse et remplie d’humanité. Ces hospitaliers donnent de leur temps durant une ou 2 semaines par an, pour accueillir gentiment tous ces pèlerins fatigués, harassés et parfois abîmés. La soirée dans ce bel édifice où vivent encore des moines a été un moment très fort au cours de ce voyage. J’ai super bien dormi et j’ai eu l’autorisation de rester une nuit supplémentaire afin de me reposer un peu. Du coup, j’ai profité de cette journée off pour renvoyer mon matériel de camping, que finalement je n’utilisais pas puisque je dormais dans les gîtes. J’ai pris le temps de visiter ce petit village au passé si riche et si prégnant et discuter avec ces hospitaliers si enrichissants. Une belle et bonne journée de repos.

14 juin 2024 : Conques-Figeac.61km 600 D+.

Ma journée de repos m’aura été très bénéfique. Et c’est plein d’entrain que j’enfourche Ar Zénith pour la poursuite de mon parcours. La sortie de Conques se fera sans problème et je prends la direction de Figeac.

Je suis désormais dans le département du Lot. Les pierres Rouges et sombres de Conques laissent place à des pierres plus blanches. J’arrive à Figeac, ville de Champollion, le fameux déchiffreur de hiéroglyphes. La ville recèle de belles ruelles et maisons du Moyen-Âge. C’est très agréable de s’y balader.

Je fais le choix de dormir au Couvent. Mais c’était complet ! Le couple d’hospitaliers qui me reçoit, me dirige vers un Gîte à Béduer, à 5 km de là, avec une belle montée pour y arriver. L’effort est récompensé par un accueil extraordinaire. J’étais attendu par David et Marie, un couple belge, qui ont acheté ce gîte après avoir fait le chemin de Compostelle de diverses façons et ont voulu à leur tour accueillir des pèlerins pour occuper leur retraite. Là encore, l’esprit du chemin prend tout son sens.

15 juin 2024 :Figeac-Cahors :86 km 573m D+.

Aujourd’hui, incursion dans les Causses du Quercy, par la Voie du Célé (rivière qui traverse Figeac). La route du Célé a été taillée dans la roche il y a 150 ans. Cette belle petite route dominée par de hautes falaises tantôt noires et blanches, tantôt réchauffée d’ocre, longe la rivière et permet de découvrir de nombreux châteaux, églises ou villages troglodytes

Je rencontre Patrick, un randonneur stéphanois, qui a sillonné le monde avec son vélo. Nous pédalons un moment ensemble, tout en échangeant sur nos voyages respectifs. J’avoue me sentir misérable face à ce cycliste chevronné qui a parcouru le monde en long, en large et en travers et qui raconte cela avec beaucoup d’humilité. J’adore ces rencontres, qui, bien que brèves sont intenses et riches d’apprentissage.

Nous nous séparons avant la bifurcation de Saint-Cirq-Lapopie. La montée vers le village est raide (100m de dénivelé en 1 km) mais vaut le déplacement. La cité de St Cirq-Lapopie est posée sur une falaise qui domine d’une centaine de mètres les gorges du Lot. Le fort surplombe un charmant petit village dont les rues recèlent des maisons anciennes en pans de bois ou en pierre de taille. Je ne m’y attarde pas trop car je n’ai pas trouvé d’endroits pour bien sécuriser mon vélo et je crains un peu l’affluence de ces lieux touristiques.

Et puis m’attendent encore 3 km de montée, 200m de dénivelé pour atteindre le plateau de Limogne-en Quercy. Le paysage change avec une petite route peu fréquentée qui serpente au milieu des forêts de chênes, avant d’amorcer la descente douce vers Cahors, où je vais dormir chez Brigitte, la propriétaire du petit gîte : très sympathique mais encore plus bavarde que moi. Oui, oui ça existe !!!

16 juin : Cahors-Moissac.65 km-514m D+

Après la visite du pont Valentré, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, je quitte Cahors par une route pas très agréable car trop fréquentée.

J’arrive dans le Tarn et Garonne. Les paysages se transforment. Les vignes puis les arbres fruitiers seront mon horizon aujourd’hui, sous la première chaleur. Pas de difficulté majeure.

L’arrivée à Moissac se fait par de longues lignes droites, en zone commerciale. Je dépasse beaucoup de pèlerins et je me dis que marcher dans cet endroit ne doit pas être plaisant. La chaleur devient de plus en plus orageuse.

Cette nuit, je vais dormir à l’ancien carmel qui se trouve sur les hauteurs de Moissac. Ma cellule, constituée d’un lit, d’une table, d’une chaise donne sur la ville et mon panorama est exceptionnel à la tombée de la nuit.

Le dîner se passera sous le cloître, à l’ombre et au frais car la chaleur est intense. Deux grandes tablées de pèlerins animeront joyeusement ce dîner. J’ai l’impression de participer à un repas amical et de connaître les convives depuis longtemps. Les conversations vont bon train et j’apprécie beaucoup d’échanger avec ces pèlerins qui vivent chacun à leur façon leur chemin.

17 juin : Moissac – Lectoure : 58 km. 584 D+.

Je quitte Moissac en suivant le canal des 2 Mers. J’étais tellement bien sur cette voie verte, ombragée, que j’ai loupé la sortie pour aller au village d’Auvillar (petite cité historique au passé très riche) comme je l’avais prévu. Tant pis, le temps orageux me dissuade de faire demi-tour. Je continue ma route en découvrant le Gers, département que je ne connaissais pas et qui m’impressionne beaucoup par son agriculture très variée et ses paysages gentiment vallonnés. On y cultive entre autre du melon que l’on peut déguster dès le mois de juin. Petit clin d’œil au village de MONTCUQ, rendu célèbre par Daniel Prévost dans l’émission Le Petit Rapporteur.

J’arrive dans l’après- midi à Lectoure, village médiéval, juché sur un promontoire. Après avoir posé mon vélo au presbytère (magnifique bâtiment ancien) où je vais dormir ce soir, j’arpente les rues de ce village pour découvrir de belles maisons en pierres, des jardins bien entretenus, des fontaines propres, des anciens hôtels particuliers, la magnifique cathédrale gothique Saint-Gervais et le château des Comtes d’Armagnac.

Puis je regagne mon gîte où je fais la connaissance de mes 3 autres compagnons de nuit : un Espagnol qui ne parle ni anglais, ni français ; une dame hollandaise qui fait des bouts du chemin entre ses séances de chimio ; et un jeune pèlerin français qui souffre de grosse douleurs aux tibias (il marche entre 35 et 50 km par jour !). Les hospitalières sont deux dames d’un âge certain, qui se sont connues sur le chemin et sont devenues amies. La table du dîner m’a évoqué un repas entre cousins chez nos grand- mères : un moment exceptionnel que seul le chemin peut apporter ! on a bien rigolé avec les anecdotes de tout le monde et notre espagnol qui a dû faire l’effort de nous comprendre et vice-versa. Oui, un dîner qui s’inscrira dans mes bons souvenirs !

18 juin : Lectoure – Eauze : 66 km. 677 m

Étape en 2 parties : Lectoure –Condom par la route et une succession de montées et descentes, assez éprouvantes malgré tout.  L’arrivée à Condom se fera par la place Saint –Pierre sur laquelle trône, devant la cathédrale, la statue en bronze des 4 mousquetaires pour rappeler aux visiteurs que nous sommes ici au pays de d’Artagnan. Cette ancienne cité épiscopale est la capitale de l’Armagnac, boisson qui assura dans le passé la prospérité de la cité, et qui aussi réchauffait les corps et pansait les plaies des pèlerins qui sublimaient leur foi grâce à quelques gorgées d’Armagnac ! Ce sont donc eux qui portèrent partout en Europe la bonne parole de l’Armagnac.

Je quitte Condom par la voie verte inaugurée en 2013, aménagée en lieu et place d’une ancienne voie de chemin de fer transformée en piste cyclable. Je vais devoir slalomer entre les branches et autres troncs tombés lors de l’orage de la nuit précédente. Le chemin, bien ombragé sous les acacias, monte d’abord régulièrement sur 2 km. J’aperçois la campagne vallonnée, ses champs de maïs et tournesol ainsi que les vignes qui produisent l’Armagnac. Ensuite, la Voie Verte descend doucement. J’arrive tranquillement à Eauze, ville ancienne fondée au début du premier siècle dont on peut encore découvrir les vestiges. Je vais dormir ce soir au gîte communal, dans le centre historique d’Eauze.

19 juin : Eauze- Arzacq- Arraziguet.78 km. 740 m D+.

Après une bonne nuit, me voici sur le départ…. En oubliant mon casque…hop, retour à la chambre et l’affaire est pliée. Je sors Ar-Zénith qui me semble réfractaire au mouvement : et oui, une crevaison du pneu avant. Je commence à démonter (enfin à enlever mes sacoches !) et je vois sur la vitrine de l’office du tourisme, une affichette d’un magasin de vélos : ventes et réparations. J’appelle et la dame me dit de venir jusqu’à l’atelier pas très loin de là. Et hop, en deux temps trois mouvements, voilà Ar-Zénith, réparé, graissé, lavé. Je crois qu’il n’a pas trop aimé la Voie Verte hier, jonchée de brindilles et autres petites épines. Mais maintenant, il est presque rutilant comme un sou neuf ! 

Nous prenons donc la direction d’AIRE sur Adour, en passant par Manciet, Nogaro. Rien à signaler sur ces petites routes peu fréquentées. Le tronçon n’a pas de véritable intérêt. Il comporte peu de dénivelé, et les paysages traversés n’ont rien de particulièrement intéressant à mes yeux. J’arrive vers midi à Aire sur Adour où je fais ma pause déjeuner dans un parc ombragé, très agréable.

Le paysage se transforme.  Les vignobles sont remplacés peu à peu par des champs de maïs. J’aime observer le changement de région à travers tous ces signes distinctifs : la végétation, le climat, la géologie, l’architecture, l’orthographe des panneaux de villes et villages.

Et justement, après cette petite incartade dans les landes, j’arrive dans les Pyrénées Atlantiques, où l’accent et la prononciation des noms de villes me compliquent la tâche, ainsi que la météo qui semble revêtir les couleurs de la pluie. En tout cas ; le temps semble virer au mauvais……

C’est pourquoi je choisis de m’arrêter à Arzacq-Arraziguet. Le village est charmant, et l’accueil à l’office de tourisme tout aussi chaleureux. L’employée me recommande le gîte communal, qui est aussi un centre de vacances. C’est un peu grand. Je préfère les gîtes plus petits, car plus intimes.

Effectivement, les pèlerins sont nombreux à y faire étape. Le dîner se passe pourtant joyeusement, grâce surtout à Jacqueline, la cuisinière qui, avec son franc-parler, son accent à couper au couteau et sa bonne humeur contagieuse a déridé même les plus réservés.

20 juin : Arzacq-Lagor : 56 km. 667m de D+

La pluie a fini par tomber dans la soirée. Et notre réveil se fera sous la pluie. Certains pèlerins annonçaient une accalmie vers 9h, d’autres vers 10h. Bref, je me décide à mettre ma tenue de pluie pour affronter les éléments. Les pèlerins à pied mettent leur cape. C’est rigolo de les voir ainsi accoutrés : on dirait des tentes de camping qui avancent. Pour moi, pas de cape. Et malgré mon bon équipement de pluie, pas drôle de pédaler sous ces trombes d’eau. C’est surtout la non-visibilité qui devient gênante. Les lunettes sont mouillées et sans lunettes, ce n’est pas possible non plus.

J’ai réservé au gîte de Navarrenx. Mais la pluie m’a malmenée pour me diriger dans la bonne direction, mon GPS m’a envoyé dans la Pampa : bref journée galère et du coup, vers 17/18 h, je décide de m’arrêter dans un patelin où la boulangère m’indique la maison d’une dame qui loue des chambres.

Finalement, cette journée galère sur la route se terminera de façon originale. La maison de ma logeuse (une ancienne maison de maître) est en travaux mais elle acceptera, malgré tout, de m’accueillir, dans ces conditions. Nous dînerons toutes les 2 sur un coin de table. Mais cela incite à la confidence……

Et oui, la nuit fut très bonne dans une grande chambre bourgeoise. Les bruits du bois qui craque ne m’ont pas trop dérangée. Et le soleil apparaît aux lueurs du jour.

21 juin : Lagor- Aren : 26 km.335 m D+.

Visite à mes amis Béa et Philippe. Béa est venue à ma rencontre, mais on a mis du temps à se rejoindre, à cause des directions mal-indiquées, et tous ces noms béarnais que j’ai du mal à prononcer, à visualiser et à enregistrer. Une journée de repos va me faire beaucoup de bien car je me sens un peu fatiguée de ce périple.

22 juin : Aren- Saint-Jean-Pied-de-Port : 62 km. 870mD+.

Pour clôturer mon périple, Philippe me propose d’aller jusqu’à St Jean Pied de Port en vélo (sans les sacoches !!!) afin de faire tamponner ma crédenciale car j’ai décidé la veille d’arrêter mon périple. La fatigue a pris le dessus et je crains de faire d’autres malaises en continuant. Je ne veux pas me mettre en danger. Je veux surtout que ces voyages à vélo restent du plaisir et garder le bonheur de pédaler en pleine santé. Béa et moi partons à l’assaut des routes béarnaises bien vallonnées. On descend autant que l’on monte mais la beauté du paysage me fait oublier ces efforts. Et puis, j’arrive à St-Jean-Pied de Port qui signifie la fin du parcours français de la voie du Puy.

Un moment d’émotion me submerge, comme à chaque fin de voyage. Tout à une fin. On le sait. Mais terminer ces voyages, c’est terminer une histoire, c’est tourner une page sur une aventure plaisante, enrichissante, c’est fermer une parenthèse d’un moment d’irréalité.

On dit souvent des marcheurs de Compostelle qu’ils partent randonneurs et qu’ils reviennent pèlerins. La notion spirituelle est difficile à expliquer. Mais pour ma part, je me suis rendu compte que ce n’est pas un voyage en vélo que j’ai fait en 2024 mais bien un pèlerinage. Je me sentais habitée par une force invisible mais bien là.

 J’espère pouvoir continuer ce chemin, à vélo ou à pied, et terminer ce parcours à peine commencé.

SAINT LARY-SOULAN: UN SÉJOUR INOUBLIABLE

C’est le samedi 14 septembre que nous sommes retrouvés à six CVT accompagnés de Gilbert ESPOSITO, secrétaire du CODEP74, pour partir à la découverte des Pyrénées centrales en compagnie des Cyclos du Bout du Lac , notre partenaire depuis l’an dernier, plus nombreux que nous. Bonne occasion pour s’intégrer, sympathiser, partager les (nombreux) bons moments, les sourires et les quelques galères.

Jour 1: Après une longue journée de car, nous avons attaqué par une journée en direction du Val Louron. Tous les participants ayant choisi de faire ensemble le plus difficile des 3 parcours, nous avons parcouru le Col d’Azet avant de redescendre sur Loudenvielle et son lac puis de dompter le col de Peyresourde, et la montée de Peyragudes avec son célèbre altiport. Il ne restait plus qu’à se laisser glisser vers l’arrivée via Bordères-Louron et Arreau.

Jour 2: Après ce hors d’oeuvre que certains ont quand même trouvé un peu piquant, c’est la plus belle et la plus dure journée du séjour qui nous attendait avec les Lacs du Néouvielle. Une formidable découverte pour tout le monde, que les participants se soient contentés du lac d’Oredon ou qu’ils soient montés vers les lacs d’Aumar et Aubert à 2200 m d’altitude, ou même, pour les plus costauds, qu’ils aient continué par le lac de Cap de Long et son barrage. Retour en descente pour tout le monde avec les yeux et les oreilles remplis du bruit et de la beauté des torrents, des cascades, des blocs rocheux et des prairies de haute altitude. Une pensée pour les habitants sinistrés du petit village de Eget Cité où nous avons vu les énormes dégâts causés par le passage du torrent dans le village.

Jour 3 : A défaut d’Espagne, rendue inaccessible par la fermeture du tunnel d’Aragnouet-Bielsa, nous avons conservé un départ décalé à Bagnères de Bigorre. Trois groupes se sont alors formés:

Le circuit B nous a emmenés en direction d’Argelès Gazost via le petit col de Lingous et la voie verte des Gaves. L’objectif était le lac d’Estaing et le col de Bordères, mais pris par le temps, nous avons pris un raccourci par Aucun et les 10 derniers km de la descentes du Soulor, au bas de laquelle nous avons été rejoints par Philippe qui avait fait un « petit » détour par les cols de Spandelles et Soulor! Retour vers Lourdes et Bagnères pour retrouver le car après 95 km et 1200 m de D+

Le circuit A Passait par le col du Tourmalet (90 km et 2000 m) côté Est. La troupe s’est divisée entre ceux qui ont fait la traversée du col avec retour par Lourdes et ceux qui se sont contentés de l’Aller-retour (60 km et 1600 m). Bravo à tous!

Jour 3: A défaut d’Espagne rendue inaccessible par la fermeture du tunnel de Bielsa

Jour 4: Enfin un jour de repos (supposé). nous avons repris le car en direction de Gavarnie, via le Pont Napoléon de Saint sauveur avant d’enchaîner par une petite randonnée vers l’hôtel du Cirque et pour certains au-delà vers la grande cascade. Pendant ce temps là, les irréductibles restaient sur leurs vélos pour enchaîner le col du Portet (2215m) et le Pla d’Adet pour Christel et Nigel, alors que notre Philippe national partait de Saint Lary vers le Tourmalet via l’Aspin avant de revenir par Lourdes et les Baronnies: 184 km et 3860 m de D+! Un grand bravo!

Jour 5: Encore un changement au programme: La météo étant mauvaise pour le lendemain, nous choisissons de privilégier les parcours vers le col d’Aspin et ses satellites: Hourquette d’Ancizan, Sarrat de Gaye, col de Beyrède. Alors qu’un premier groupe commence par le côté raide de la Hourquette avant d’enchaîner le Sarrat de Gaye, la majorité file vers Arreau pour attaquer le col d’aspin par son côté le plus long et beau, entrevu la veille depuis le car. Tout le monde se retrouve alors pour le pique-nique au bord du lac de Payolle. Nouvelle séparation alors, le premier groupe file vers l’Aspin et les 5 derniers km de montée résiduels alors que le reste de la troupe monte à la Hourquette d’Ancizan au milieu des animaux en liberté: moutons, vaches, chevaux, ânes;;; qui se montrent parfois très familiers.

De son côté, Guy souhaitait tenter le col de Beyrède, seul col du coin où il n’était jamais allé. Philippe proposant de l’accompagner, c’est parti pour 3.7 km dont 1.5 entre 12 et 15%, à moitié en Gravel. Magnifique montée en forêt pour la partie raide, puis dans les estives au milieu des vaches. Longue descente technique et raide avec de nombreux renvois d’eau et un passage canadien. Retour par Arreau pour les uns, Ancizan pour les autres

Jour 6: Comme annoncé, la pluie s’est invitée ce matin et tout le monde, ou presque, en a un peu plein les jambes. La majorité va profiter de cette journée pour visiter Saint Lary, faire des courses et cadeaux divers, et profiter pendant 2 heures de l’espace balnéo ludique des thermes avec ses bains chauds, ses bulles, ses jets massants, etc… Il y a quand même quelques irréductibles qui enfourchent quand même leur vélo, qui pour arriver aux 10000 m de dénivelés sur la semaine (André, Christel et Nigel), qui pour monter au col du Portet non encore fait (Philippe). Bravo à tous!

Conclusion: Une belle semaine et une belle équipe rigolarde et soudée par delà les générations et le moyen de locomotion (avec et sans moteur).

SOUVENIRS ET PERSPECTIVES

L’année 2023 s’est terminée pour les CVT avec le souvenir d’une saison mitigée, avec une fréquentation parfois réduite sur nos parcours « ordinaires », mais une bonne motivation et présence de nos membres sur les sorties extérieures, les « Coups de coeur », et les séjours de printemps et d’automne. Elle s’est teminée en fanfare avec la célébration des 50 ans du club qui a vu nos anciens mis à l’honneur en présence des autorités sportives et locales. Vous pouvez retouver les photos de l’année 2023 à la rubrique « album » de ce site, ainsi que les traditionnelles pages présentant la structure du club pour 2024 suite à l’assemblée générale.

Pour 2024 justement, le nouveau calendrier est en ligne, ainsi que nos projets de séjours:

  • Séjour Oxygène à Gréoux les bains du 14 au 17 mai
  • Séjour d’Automne du 14 au 21 septembre à Saint Lary soulan avec nos amis cyclos de Doussard.
  • Renseignement sous la rubrique « Parcours et projets ».

La saison débute dès ce dimanche 17 mars à 14 heures pour une boucle de 46 km et 650 m de dénivelé. Bienvenue à tous, anciens, nouveaux, et cyclistes désireux de nous rejoindre.

Bonne saison 2024 à tous

UNE SAISON S’EST TERMINÉE, UNE NOUVELLE COMMENCE

Après avoir terminé la saison par une sortie surprise très conviviale organisée par le gang des manigodins, l’heure est arrivée de faire le bilan de l’année écoulée. Si les séjours et les différentes sorties ont été de franches réussites, il n’en reste pas moins que nous avons connu des déceptions:

  • Comme beaucoup de clubs pratiquant sur route, notre effectif n’est pas revenu à ce qu’il était avant le COVID et nous aurions cruellement besoin de recruter de nouveaux (plus ou moins) jeunes passionnés prêts à s’éclater à nos côtés
  • Notre randonnée la « Cyclo-Reblochon » a fait le bonheur de ceux qui se sont déplacés, mais leur nombre trop réduit ne nous a pas permis d’équilibrer le budget de cette manifestation. Nous constatons que cette désaffection se retrouve aussi chez beaucoup de clubs voisins et que le phénomène s’amplifie d’année en année. Devant ce constat, nous avons décidé pour 2023 de mettre en pause notre randonnée. Que cela ne vous empêche pas de venir découvrir librement nos belles routes, qu’elles soient très fréquentées (mais pas tout le temps) ou beaucoup plus secrètes.

Amis de la région, n’hésitez pas à nous rejoindre. Prendre une licence aux Cyclos de la vallée de Thônes, c’est pouvoir effectuer des sorties régulières dans la convivialité et la sécurité, sans esprit de compétition.

Notre première réunion est fixée au lundi 13 Mars avec une première sortie le dimanche 19 Mars 2023

Cette saison sera marquée par 2 séjours:

  • du 6 au 9 mai à Rechastel, au sud du lac de Serre -Ponçon
  • du 10 au 17 septembre à Murol près du massif du Sancy sur les hauts plateaux auvergnats

LUNETTES

C’est un grand soleil qui a accueilli les quelque 135 cyclos qui sont venus parcourir nos randonnées du reblochon ce 26 juin. Ils sont tous revenus, les yeux éblouis et le ventre plein avec parfois des jambes un peu lourdes. Une belle fête donc, au point que l’un d’entre eux nous a laissé ses lunettes !

S’agissant de lunettes de vue, il sera surement heureux de les retrouver en nous contactant sur le site ou en appelant notre président André au 06 45 53 85 65.

Merci à vous tous pour votre présence et votre bonne humeur, et à bientôt sur nos routes ou ailleurs…

RENDEZ-VOUS POUR LA CYCLO-REBLOCHON

Le temps passe vite et c’est avec un immense plaisir que nous nous préparons à vous accueillir pour notre randonnée de la Cyclo-reblochon ce dimanche 26 juin, dès 6h30 à l’espace « Coeur des vallées » de Thônes.

Nous vous proposons des circuits pour tous les goûts et niveaux, avec toujours la convivialité qui a fait la réputation de notre randonnée (Ah les saucisses de Plan-bois! et les ravitos savoureux de Bluffy et Saint Ferreol !)

Inscriptions sur place, venez nombreux !

Et après la ballade et le repas, vous pourrez continuer la fête en assistant au festival des musiques du Genevois qui se déroulera dans notre ville ce jour là.

A tout bientôt chez nous !

C’EST PARTI POUR LA SAISON 2022

Ça y est, ce dimanche 20 mars, nous étions une bonne équipe à nous retrouver pour la première sortie de la saison. Après avoir formé plusieurs groupes pour la sécurité, nous nous sommes élancés en direction du col de Bluffy, en passant par la ligne droite d’Alex, et la Gouille à Bertrand. La voie panoramique a ensuite vu défiler les cyclos jusqu’à Chavoire, avant de revenir vers Menthon, qui par le haut, qui par le bas. La montée à l’ermitage de Saint Germain constituait ensuite le plat de résistance , suivi du retour à Bluffy par les Alérions, qui en ont fait souffrir plus d’un, et le retour au point de départ, ou plus exactement au local de la maison des associations où Daniel nous avait concocté l’Habituel vin chaud.

Cette première sortie a déjà été suivie de 2 autres, le Jeudi 24 qui nous a vus parcourir le même itinéraire en sens inverse, et le dimanche 27 avec 2 groupes constitués:

  • le groupe sport avec 4 vaillants qui se sont confrontés, du côté de Pringy, Gorgy, Cuvat, Villy le pelloux , Aviernoz et Dingy, à quelque 66 km et environ 1000 m de dénivelé positifs.
  • Le groupe relax, de plus en plus électrifié, qui a parcouru une version plus allégée de ce programme.

Nous allons maintenant continuer à suivre notre calendrier, en souhaitant à tous une excellente saison 2022, pleine de rencontres, d’efforts récompensés par de magnifiques découvertes, et de la convivialité légendaire de notre club.

A bientôt avec nous sur les routes !

La rentrée à vélo…

La rentrée à vélo…

Rejoignez-nous, vous serez les bienvenu(e)s au sein des Cyclos de la Vallée de Thônes…
Pour une pratique du vélo de route adaptée au niveau de chacun, dans un esprit de convivialité, de solidarité, de respect des règles de la circulation et le plaisir de partager les richesses de nos parcours en Pays de Savoie.

Rejoindre les C.V.T. et la FFVélo c’est :
• Rouler en sécurité, en groupes de niveau « Relax, Rando ou Sport » avec les vélos « musculaires » ou à assistance électrique.
• Bénéficier d’un encadrement et conseils éventuels…
• Faire du tourisme en toute convivialité dans un esprit de solidarité et de partage.
• Découvrir de nouveaux parcours cyclo-touristiques et culturels
• Etre couvert par une assurance adaptée à votre pratique au sein de la FFVélo.
• 3 sorties gratuites avant de vous inscrire au club.

Les C.V.T. vous invitent et vous accueillent les :
• Lundi 14 mars 2022 à 20 h 30 à la Maison des Associations (1er étage) à Thônes pour leur première réunion de rentrée et d’information de début de saison.
Dimanche 20 mars 2022 à 13 h 30 pour leur sortie d’ouverture de 43 km.
Départ : Espace Cœur des Vallées à Thônes – Col de Bluffy – Ermitage de Saint-Germain sur Talloires –les Alérions – Alex et Thônes

o Site internet : https://cyclos-des-aravis.com
o Président des CVT: André MOURET – Thônes
o Tél : 06 45 53 85 65
o E-mail : cythones@cvt74230

SEJOUR D’AUTOMNE

Les Cyclos de la Vallée de Thônes organisent du dimanche 26 septembre au dimanche 3 octobre 2021 un séjour cyclo touristique sur la Côte Vermeille à Argelès sur Mer Pyrénées Orientales. Opérateur: Deltour Cycling, départ et retour de Thônes. Coût # 620 € par personne. Circuits vélos quotidiens et une journée excursion en autocar.

Suite à des désistements pour raisons majeures, il nous reste quelques places disponibles…
Merci à vous pour la diffusion de cette information et vos réponses éventuelles.Contacter: M. André MOURET Président des CVT: Tél: 06 45 53 85 65 ou: andre.mouret@wanadoo.fr

ANNULATION DE LA CYCLO REBLOCHON 2021

A notre grand regret, nous sommes contraints, face aux incertitudes sanitaires et à l’indisponibilité de locaux et lieux d’accueil indispensables à notre organisation d’annuler notre randonnée « Cyclo Reblochon » qui devait se dérouler le 4 juillet 2021.Notre motivation reste intacte et nous espérons vous retrouver avec le plus grand plaisir pour la cyclo reblochon 2022, le 26 juin.

Bon été à tous

Première sortie de l’année

C’est le printemps et 27 cyclotouristes se sont retrouvés devant l’Espace « Cœur des Vallées »  de Thônes pour la première randonnée de la saison cyclo 2021.Se retrouver en ces temps difficiles de pandémie Covid19 fut un plaisir partagé et chacun a pris le départ en petits pelotons définis par André notre président dans le respect des gestes barrières et des consignes de notre Fédération FFVélo.La mixité était à l’honneur, cyclos habitués, cyclotes expérimentées, (voire de retour: bienvenues) vélos musculaires et vélos à assistance électrique, tenues orange rayonnantes du club et autres vestes tendances printemps 2021 adaptées aux températures hivernales du jour.Une belle boucle proposée par la commission parcours qu’il faut remercier sans oublier l’équipe de la brochure qui vous sera très prochainement diffusée.Des surprises nous attendent et gageons qu’avec la vaccination Covid qui progresse nous retrouverons dans les meilleurs délais le plaisir de nos rendez-vous.
En attendant, dégustez sans modération quelques photos de cette mémorable journée des CVT.

Merci à Michel Hochart pour l’article et les photos

DÉBUT DE SAISON

Beaucoup parmi les cyclos de la vallée ont profité des trois semaines de printemps qui viennent de s’écouler pour ressortir leurs montures et profiter du soleil et de la douceur.

Malgré le retour provisoire de l’hiver depuis quelques jours, il est temps pour notre club de relancer nos activités. Ne pouvant, pour raison sanitaire, nous réunir en trop grand nombre, la réunion de lancement de la saison a été annulée, mais notre première sortie reste maintenue à ce jour pour ce dimanche 21 Mars à 13h30.

Rendez-vous donc devant la salle des fêtes / espace coeur des vallées . Le calendrier complet est en ligne, en visibilité directe par le menu (Parcours/calendrier 2021) ou en cliquant sur le lien ci-contre.

En voici la 1ère page.

A tout bientôt sur les routes.

Les sorties coup de cœur du jeudi, un des grands moments de l’année 2020

En cette année particulière où nous n’avons commencé à rouler que tardivement, nous avons été un peu déboussolés par l’absence de randonnées extérieures et l’annulation des grands évènements nationaux tels la semaine fédérale, les cyclomontagnardes, l’ardéchoise. Il est vite apparu que le meilleur moyen pour nous de retrouver des moments de convivialité était de relancer dès que possible les journées « coup de cœur » mensuelles. Les 2 premières prévues ayant été victimes du confinement, c’est seulement le 18 juin que nous avons pu nous retrouver pour la première fois, avant l’enchaînement suivant :

18 Juin : la première sortie de l’année fixée bien après le 1er jeudi du mois pour permettre à certains travailleurs de participer, nous a vus, à l’initiative d’André, partir de Saint Pierre en Faucigny en direction de Reigner, puis Cranves Sales et le raidard de Martigny, avant de se retrouver avec plaisir au restaurant du Pont de Risse. Le retour par Marignier fut ensuite une formalité pour conclure cette première sortie à la journée

2 Juillet : responsable Daniel Biollay (14 participants). Le rendez-vous est fixé à Aix les Bains, parking Aqualac. Daniel prend la responsabilité du groupe 1. Nous longeons le lac jusqu’au Bourget, nous attaquons la montée de Bourdeau pour nous échauffer avant de se diriger sur la route du Belvédère   où nous nous regroupons sur le parking pour admirer la vue sur l’Abbaye de Hautecombe. Petite variante sur Ontel, petite route inédite. Route pourrie pour descendre sur Lucey, direction Chanaz. Comme nous étions à la bourre, nous court-circuitons pour rejoindre le restaurant à Portout. Finalement, nous arrivons avant le groupe de Roland qui lui a fait la variante. Au restaurant, notre président arrose ses 70 ans. Repas très correct. Avant de partir, le patron nous prend en photos pour nous mettre sur son site. Sur le retour, petite visite au port de Chatillon que, peu de monde connaît. Le retour se fait en ordre dispersé le long du lac. Regroupement à Brison avant d’atteindre notre point de départ. Très belle journée de convivialité et de vélo.

13 Août : Nouveauté de l’année, pour rattraper les sorties manquées du confinement, nous avons décidé d’une sortie au mois d’Août. Restait à trouver des routes pas trop fréquentées en cette période de forte affluence touristique. Le Jura semblait s’imposer, restait à trouver un terrain propice à tous les niveaux, ce qui a conduit Guy à proposer un départ de Lajoux, malgré une route un peu longue. Ce sont donc pas moins de 23 cyclottes et cyclos qui se sont retrouvés au départ de Lajoux pour parcourir la forêt du Massacre, le tour du lac des Rousses, Prémanon, et pour le groupe 1, profiter de la splendide descente vers Morbier avant la longue remontée vers Longchaumois et Lamoura où toute la troupe s’est retrouvée en terrasse du restaurant l’Entracte avant un retour tranquille par le lac de Lamoura. À refaire !

10 SEPTEMBRE : Organisée par la famille Carante au départ de Chatillon en Michaille.  2 circuits prévus pour les 7 participants : 62 km et 1134 m de D+, et 38 km pour 815 m de D+. Écoutons le récit de Marie Hélène :

UNE BELLE HISTOIRE

(qui a d’ailleurs été reprise par Michel Fugain)

Ce jour-là mon big bazar était composé de :

le chef d’orchestre : moi

la parolière : Marielle

le tambour battant : Dédé

le groupe Hochart

le fanfaron Daniel Laprun

et le soliste Jean Fournier

***********

Ce fut une belle journée, ce fut une belle histoire,

Ce jeudi 10 septembre 2020.Les cyclos se sont donné rendez-vous

Pour une virée sur le plateau du Jura. oua oua…

Ils se sont retrouvés sur le parking de l’église.

Deux groupes se sont formés pour suivre ce chemin,

Ils avaient le soleil à portée de main.

lls ne se sont pas cachés dans un grand champ de blé,

Mais ils ont roulé se laissant porter par les courants,

Sur de petites routes, pour rejoindre le col de Bérantin.

Ils se sont raconté leurs vies qui continuaient,

Ils ne sont plus des enfants, mais toujours rigolant.

Cette jolie traversée de plateau ne ressemblait pas à l’autoroute des vacances,

En passant par le col de Cuvéry, ils se sont retrouvés à la chapelle du Retord,

Comme un cadeau de la providence.

Et ils redescendirent pour midi, 

Tous devaient se rejoindre pour une croustille.

C’était sans doute un jour de chance, mais pas pour Alain.

Ils ont quand même fait bonne chère,

Sans penser au lendemain.

Ils reprirent alors chacun leur chemin,

En se faisant un signe de la main.

Ce fut une belle journée, ce fut une belle histoire,

Et surtout pour moi.

8 OCTOBRE : Organisée par Roland Foulaz au départ de Rumilly.  Rumilly, 9h, 5 degrés, brouillard à l’horizon, 12 cyclos bien couverts s’élancent du parking face Bricomarché. Le col de La Chambotte franchi par tous, 2 groupes se forment. Le premier se dirige vers St Pierre de Curtille, le second directement sur Chanaz pour atteindre la Via Rhona. Sous un beau soleil et une température dépassant les 20 degrés tous se retrouvent au restaurant L es Allobroges à Seyssel. Agréable surprise Bernard Fournier et sa femme nous ont rejoints pour partager un copieux repas. 17km à parcourir, à peine le temps de digérer. La rando se termine pour nous tous hormis Gérald rentrant sur St Jean en vélo (ça va cataner). Après pratiquement 3 semaines de pluie, cette randonnée fut vraiment une sortie COUP DE COEUR. Merci Roland.

En 2021, les sorties coup de cœur seront encore une fois un des piliers de nos activités et nous vous y invitons toujours plus nombreux.

Sorties d’été

L’été s’avère clément pour ce premier mois pour nos cyclos qui ont pu enchaîner les sorties sans trop se mouiller et avec des températures plutôt clémentes pour le vélo; C’est ainsi que nous avons pu réaliser de belles boucles autour du Salève (groupe 1, les autres groupes ayant renoncé à la première averse) puis du col de Leschaux et du Semnoz, autour du lac du Bourget avec la sortie Coup de coeur de Daniel, sur les Aravis en Aller/retour, et enfin la sortie « col(s) mythique(s) qui a vu 10 personnes (7+3) se confronter avec les cols du Grand Taillet, du Corbier, de Bassachaux, et une incursion au pas de Morgins pour le groupe 2.

Le prochain week-end se déroulera autour du mont Sion avec retour par Groisy et Thorens. Une sortie coup de coeur exceptionnelle en aout du côté du Jura est en préparation. Des nouvelles bientôt.

C’est reparti !

C’est l’été, les Cyclos roulent tous azimuts! Nos groupes ont enfin repris une activité presque normale, si ce n’est que le calendrier est bouleversé, les sorties étant annoncées avec quelques jours d’avance, en respectant l’ordre du calendrier initial, mais décalé dans le temps.Ainsi ce dimanche 28 Juin, nous avons réalisé les sorties prévues initialement le 21 Mai, et ce dimanche 5 Juillet nous verra sur les pentes du Semnoz ou simplement du col de Leschaux, pour des sorties prévues initialement le 24 Mai.Une première sortie coup de cœur nous a emmenés dans la basse vallée de l’Arve dans les roues de Laurent, la prochaine se déroule demain autour du lac du Bourget sous la houlette de Daniel.

CYCLO-REBLOCHON ANNULEE

CYCLO-REBLOCHON ANNULEE: à l’année prochaine ! Comme toutes les randonnées de ce printemps prévues au niveau local, régional ou national jusqu’à début Aout, notre Cyclo-reblochon fait partie des victimes du Covid-19.Nous vous attendons nombreux l’année prochaine et si nos montagnes vous manquent trop et que vous êtes dans la région, n’hésitez pas, si vous êtes licencié dans un autre club, à vous joindre à nous à l’occasion d’une de nos sorties ordinaires.

JUSQU’OU POURRONS NOUS ALLER ?

En utilisant l’outil de Laurent pour voir où nous pouvons aller, il apparait que le théâtre habituel de nos sorties est largement couvert, puisque nous devrions pouvoir rouler jusqu’aux portes de Lyon vers l’Ouest et jusqu’au Lautaret et le pied du Vercors au sud. Dans les autres directions, ce sont les frontières Suisse et Italienne qui vont nous limiter.
A vos montures !

REPRISE

Après deux mois à marcher ou courir autour de chez nous, ou à pédaler sur Home trainer ou vélo d’appartement, nous allons pouvoir enfin enfourcher nos montures. Voici les premières règles annoncées par Martine Cano, notre présidente de fédération, dans un courrier à tous les clubs:

Ivry-sur-Seine, le 5 mai 2020

MC/AL/20104

Destinataires :

Comités régionaux et départementaux de cyclotourisme (Merci de relayer à vos clubs et licenciés)

Madame la Présidente, Monsieur le Président,

Depuis le 20 avril, la situation sanitaire a évolué, les décisions gouvernementales également. Nous sommes heureux d’avoir des perspectives de reprise.

Sachez que notre Fédération est également intervenue auprès de la Sécurité routière et du coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo afin que soient prises en compte les préoccupations et aspirations de tous les pratiquants.

Le 28 avril dernier, le premier Ministre, lors de son discours sur le déconfinement, annonçait que la reprise des activités sportives de plein air individuelles pourrait avoir lieu le 11 mai prochain sous certaines conditions afin de garantir la sécurité sanitaire des pratiquants et d’éviter toute propagation du virus, sous réserve du maintien du déconfinement.

Après avoir consulté les différents acteurs du sport, la Ministre des sports, Madame Roxana MARACINEANU, a établi les grands principes de ce que pourrait être le déconfinement pour le sport :

http://www.sports.gouv.fr/presse/article/reprise-de-l-activite-sportive?fbclid=IwAR0T7k3GHFKIDC- GCooarPKERCsPUdF90vMAVF2OXSZrxS9ZP2qirp_vGsg

  • Une pratique individuelle en limitant les rassemblements à 10 personnes,
  • Une distanciation de 10 mètres entre deux personnes pour le vélo,
  • Pas de limitation de durée dans la pratique,
  • Dans un rayon de 100 km autour du domicile.

Le Ministère a consulté les fédérations afin de compléter les principes et recommandations par sport ou famille d’activités. Notre Fédération, suite aux travaux menés par notre commission fédérale Sport Santé et par la Direction Technique Nationale, a présenté un certain nombre de préconisations et de souhaits concernant les conditions de reprise de l’activité du cyclotourisme au sein des clubs pour les adultes et pour les jeunes.

…/…

-2-

Quelles que soient les directives officielles à paraître, notre commission Sport Santé transmet ceci :

  • Deux constats :
    • Le virus est toujours présent : il faut adapter nos comportements à sa présence permanente,
    • Vous sortez de deux mois de moindre activité.
  • Des conséquences :
    • Communautaires, il faut tenir compte de nos compagnons de club et des exigences sociales,
    • Votre forme physique n’est pas la meilleure : Prudence,
    • L’âge est un facteur de risque accru ; plus on avance en âge, plus il faut être vigilant.

En pratique à la reprise :

  • Reprenez vos sorties avec la prudence d’un convalescent,
    • Les sorties doivent se calquer sur un redémarrage de saison (distance et niveau de puissance comme en hiver),
    • Ne brûlez pas les étapes. Ne vous fixez pas d’objectifs avant 3 mois,
    • N’hésitez pas à consulter votre médecin si vous avez des doutes sur votre état de forme.

Concernant les organisations des randonnées clubs, aujourd’hui il y a une incertitude quant à la reprise de celles-ci au regard de l’interdiction de tout rassemblement de plus de 10 personnes jusqu’à nouvel ordre.

Le 7 mai prochain, le gouvernement annoncera la mise en œuvre des conditions de pratique du déconfinement, nous ne manquerons pas de vous transmettre celles relatives à notre discipline.

Prenez soin de vous !

Recevez, Madame la Présidente, Monsieur le Président, nos amicales salutations cyclotouristes.

Martine CANO

Présidente de la Fédération française de cyclotourisme

ADIEU FELICIEN !

Quelques jours après avoir fêté son centième anniversaire en famille, notre ami Félicien Missillier nous a quittés dans sa maison du Grand-Bornand le 2 mars 2020.

Félicien avait fondé avec quelques passionnés notre club des Cyclos de la Vallée de Thônes en octobre 1973 et il en fut le premier président ; en regroupant les cyclotouristes de toutes les communes de la vallée, il avait déjà une vision avant-gardiste de notre territoire.

Pendant ses cinq années à la tête de notre club et bien au-delà, il a insufflé à notre association les valeurs qui étaient les siennes : dynamisme, amitié, solidarité et dépassement de soi-même. Il était fier de porter notre couleur orange lors de nos sorties comme à l’extérieur ; il a ainsi participé à Bordeaux-Paris, Paris-Roubaix et plusieurs brevets cyclo-montagnards. Félicien était également un habitué des semaines fédérales depuis celle de Pamiers en 1980, et avait adhéré à son cher Club des Cent Cols fin 1979.

Sur la route, ses compagnons n’oublieront jamais les relais efficaces qu’il tenait à assurer dès qu’un peu de plat apparaissait ; ils entendent encore le clac-clac de sa manette de dérailleur au moment de mettre le grand plateau et d’emmener, tout heureux, la file orange vers le but de la randonnée. En descente, sa technique et son audace faisaient merveille.

Le vélo posé, Félicien exprimait le même enthousiasme et la même joie de vivre ; on ne pouvait passer devant sa maison sans être invités à partager un verre … pour l’amitié aussi, il était très doué. Lors de nos soirées-spectacle « en Roue Libre » dont il était un pilier, il excellait à la fois comme conseiller et comme acteur : parmi tous ses rôles, son imitation de Johnny Halliday nous fait encore frissonner.

Homme hors du commun et en même temps éternel grand enfant, Félicien a eu une vie bien remplie : né dans une famille d’agriculteurs, il a été boulanger, puis fut un des précurseurs du cinéma dans nos vallées. Il orienta ensuite sa vie vers le ski, sa grande passion, et fonda l’Ecole de Ski du Grand-Bornand en 1951. Acteur de l’essor touristique dans son beau village, Félicien apporta tout son sérieux et son énergie dans l’office de tourisme, la Mairie, et la société des remontées mécaniques qu’il a dirigée de 1950 à 1980. Pour tous les services rendus au sport, il a reçu la médaille d’Or Jeunesse et Sports en 2000.

Félicien était une figure de la montagne et, pour les Cyclos de la Vallée de Thônes, un compagnon de route et un modèle. En remontant la Vallée du Borne qu’il aimait tant, nous  nous souviendrons qu’il nous a non seulement appris à rouler mais aussi, un peu, beaucoup, à vivre. « Âr’vi et gran-massi« , Félicien !

                                                                          Les Cyclos de la Vallée de Thônes (74230)